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L’art de manger des insectes ou l'entomophagie

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Par Fanny de Rutabago

27/02/2018

L’art de manger des insectes ou l'entomophagie

Manger des insectes : une pratique très répandue

Et oui ! L’entomophagie, ou la consommation d’insectes par l’Homme, se pratique dores et déjà dans plus de 100 pays. D’après la FAO (l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), nous serions plus de 2,5 milliards à en manger. 1/3 de l’humanité se régale donc régulièrement de crickets, molitors ou autres insectes. De nos jours, cette concommation est surtout courante en Asie, Amérique Latine et en Afrique Centrale.

Quant à vous, vous consommez sans doute déjà des insectes sans vraiment vous en rendre compte ;-) On estime cette consommation par personne à 500g / an. Mais comment est-ce possible ?

Certains colorants alimentaires, par exemple, sont faits à partir d’insectes, certaines farines contiennent un peu de ces petites bebêtes et vous pourrez en trouver également une petite quantité dans vos jus, fruits, gâteaux etc. Les industriels de l’agroalimentaire en utilisent donc dores et déjà dans vos produits de consommation quotidienne.

Surpris ? Pas d’inquiétude, ça ne fait pas de mal à une mouche ! D’ailleurs, la consommation d’insectes se développe de plus en plus en France. Certaines jeunes entreprises commercialisent déjà nos amis rampants sous forme de farines, de barres protéinées, ou encore d’apéritif. C’est le cas de JIMINI’S qui vous fait déguster crickets, molitors, grillons ou encore buffalos à toutes les sauces !

En 2015, nous étions déjà plus de 250 000 français à avoir croqué dans un insecte d’après la FFPIDI (Fédération Française des Producteurs, Importateurs et Distributeurs d’Insectes). La filière aurait d’ailleurs déjà créé plus de 500 emplois en 5 ans et ce chiffre pourrait être multiplié par 10 dans les années à venir.

 

Pourquoi manger des insectes ?

Vous vous demandez sans doute pourquoi ces 2,5 milliards d’êtres humains prennent plaisir à manger des insectes. Et bien, oui, il y a un panel de raisons !

Outre la diversité de saveurs et de textures que les insectes offrent, ils sont très riches en protéines. Pour 100g de matière sèche, un grillon renferme 63g de protéines alors que le boeuf n’en contient que 55g et le poulet uniquement 25g. Ils sont par ailleurs aussi riches en oméga 3 et 6 que le poisson, contiennent deux fois plus de fer que les épinards et l’ensemble des acides aminés essentiels ! De quoi vous redonner la pêche !

Attention quand même, il existe de nombreuses espèces d’insectes et si vous décidez d’en consommer, n’allez pas dans votre jardin prendre le premier ver luisant que vous croiserez. A date, 2 000 espèces d’insectes sont comestibles et dans certains pays, seulement une dizaine ont pour l’instant le droit d’être commercialisées, alors renseignez-vous bien avant de croquer dans un mille-pattes. Notre conseil pour vous initier à l’entomophagie : commencez par de petits insectes comestibles tels que les molitors (vers de farine).

Outre les bienfaits nutritionnels des insectes, ils ont un impact écologique faible. Ils demandent moins d’espace, moins d’eau, et moins de nourriture : 2 kilos d’aliments sont nécessaires pour produire 1 kg d’insectes alors que pour produire la même quantité de viande de boeuf, il faut 8 kg d’aliments. L’élevage d’insectes est également une bonne façon de recycler les déchets organiques puisqu’il peut se faire à partir de lisier, de compost ou de déchets alimentaires.

En parlant de déchets, il est aussi important de souligner que 80% de l’insecte est comestible contre 55% du poulet et 40% du porc et du boeuf. Croquer des crickets est donc meilleur pour l’environnement !

Pour toutes ces raisons, les insectes polluent moins que l’élevage de boeuf. Ils émettent ainsi 99% de gaz à effet de serre en moins que les bovins, et nettement moins d’ammoniac d’après la FAO.

 

L’entomophagie, qu’en disent les autorités ? 

La FAO a recommandé l’élevage d’insectes à grande échelle dans un rapport de 2014. D’après l’organisation internationale, les insectes seraient un bon moyen de lutter contre la faim dans les pays en développement : “ d’ici à 2030, plus de 9 milliards de personnes devront êtres nourries, tout comme les milliards d’animaux élevés chaque année”. Les insectes se reproduisent très rapidement et leur impact écologique est faible tout au long de leur vie, ils pourraient donc être la solution de demain pour nourrir la planète.

Si avant le 1er janvier 2018, la réglementation européenne restait flou quant à la vente et commercialisation d’insectes dans l’Union Européenne, les insectes sont depuis considérés comme des “novel food”. Un cadre juridique clair a donc été établi. Les “novel food” sont des aliments dont la consommation était inexistante dans les pays de l’Union Européenne avant le 15 mai 1997. Les insectes rentrent donc dans ce cadre et leur mise sur le marché repose désormais sur un système d’autorisation préalable, avec un examen national par les autorités sanitaires. La sécurité du consommateur est donc assurée avec ce dispositif de contrôle !

Alors, est-ce que vous êtes prêts pour l’aventure ? La consommation d’insectes est souvent regardée avec dégoût et associée aux comportements primitifs mais il est temps de changer notre regard sur celle-ci car elle pourrait être la marche à suivre des prochaines décennies en matière d’alimentation pour nourrir notre planète.

 

Miam : un curry de patate douce aux insectes

Pour vous initier à la consommation d’insectes, notre chef Céline vous a concocté une recette à partir de molitors JIMINI’S, ces petits vers de farine croquants et délicieux ! En plus, leurs teneurs en protéines, vitamines et minéraux sont comparables à celle du poisson et de la viande. Alors, on n’hésite plus !

Ingrédients pour 2 personnes :

1 baton de citronnelle / 2 cm gingembre frais / 2 gousses d'ail / 1 càc pâte de curry / 1 càs concentré de tomates / 250 ml concassé de tomates / 15 cl lait de coco / 350 g patates douces / 1 grosse carotte (125g) / 2 échalotes / 30g de molitors JIMINI’S / 1 citron vert / 120g riz 

Instructions :

1. Faites cuire le riz dans une grande casserole d'eau bouillante, environ 12 minutes. Egouttez.

2. Dans un robot mixeur, réduisez en pâte le bâton de citronnelle avec le gingembre et l'ail.

3. Dans une poêle avec un filet d'huile, faites revenir cette pâte 30 secondes sur feu vif. Ajoutez la pâte de curry et le concentré de tomates. Poursuivez la cuisson 30 secondes avant d'ajouter le concassé de tomates et le lait de coco. Salez et portez à ébullition. Incorporez les patates douces coupées en tronçons ou en cubes, la carotte épluchée et coupée en rondelles, ainsi que les échalotes épluchées et simplement coupées en 2 ou en 4, selon leur grosseur.

4. Incorporez 1 verre d'eau (les légumes doivent être recouverts de sauce), couvrez et laissez mijotez 15 à 20 minutes, jusqu'à ce que les légumes soient tendres. Ajoutez ensuite les molitors JIMINI’S et poursuivez la cuisson 5 minutes. Goutez et rectifiez l'assaisonnement au besoin.

5. Servez ce curry accompagné de riz et de rondelles de citron vert. 

Valeurs nutritionnelles :

Kcal : 548,5 / lipides : 20,5 / protéines : 10 / glucides : 83

 

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